UTL : La menace des submersions marines 13 03 17

 

UTL : La menace des submersions marines 13 03 17

 

Paul Tréguer, océanographe, professeur émérite à l’UBO et fondateur de l’Institut Européen de la Mer est venu lundi répondre aux questions des adhérents de l’UTL sur l’avenir probable des submersions marines.

Ces avancées brutales de la mer dans les zones littorales de faible altitude sont dues, selon le conférencier, à des apports d’eau liés aux courants et aux vents mais surtout à la montée constante accélérée du niveau marin. « Il y a 10 000 ans on allait à pied à Ouessant ».

Au 20ème siècle la montée est de 3 mm/an  en moyenne. Elle est liée au réchauffement climatique, dû à plus de 90 % aux activités humaines.

 

Il faut ajouter la puissance de l’érosion

 

Les zones  officiellement menacées de submersion en Basse Bretagne vont de la pointe de la Torche à la baie de Concarneau. Il faut y ajouter l’île de Sein. Mais déjà au port de Brest, lors des grandes marées l’eau arrive au ras des quais. Une auditrice citait le cas de la plage de Porz ar Vag, à Plomodiern, en net recul. Pour Paul Tréguer il faut en effet ajouter la puissance de l’érosion marine sur les falaises.

Les solutions devant la menace sont à court terme des enrochements aux résultats variables. Les Hollandais, eux-aussi concernés, acceptent de rendre à la mer un certain nombre de polders. Les grandes conférences internationales depuis celle de Kyoto en 1997 jusqu’à la COP 22 à Marrakech ont pris conscience des enjeux. Cependant les mesures prévues sont encore insuffisantes pour descendre à + 2°C par siècle.

 

Les questions n’ont pas manqué :

 

Peut-on prévoir les submersions ? IFREMER améliore la surveillance des océans et de leurs mouvements.

Quel est le rôle du Gulf-Stream dans le réchauffement ? C’est un courant chaud,  mais notre climat tempéré vient surtout des vents d’ouest. Le Gulf Stream joue cependant un rôle majeur dans le brassage des eaux.

La calotte glaciaire du Groenland fond-elle beaucoup ? Actuellement on redécouvre les vallées occupées par les Vikings mais il faudrait un millénaire pour une fusion totale qui ferait monter le niveau des mers de 7 m.

N’y-a-t-il pas eu déjà de variations de climat ? Oui mais pas à une telle vitesse.

Où en sont les énergies marines renouvelables ? Elles sont variées mais on en est essentiellement aux prototypes.

Paul Tréguer se veut optimiste : « Quand l’homme est mis en face d’un problème, il sait le résoudre, quelle que soit l’ampleur ! »



15/03/2017
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