Alexis Le Gall résistant de la France libre 07 01 13

Alexis Le Gall fut châteaulinois durant la moitié de sa vie mais il fut aussi un des premiers résistants de la France libre. Il présentait lundi, au Juvénat, devant 130 spectateurs de l’UTL, la 1ère division de La France Libre avec l’aura du témoin vivant.

« Ce n’est pas possible, nous allons tacher de rejoindre l’Angleterre !» Alexis, alors âgé de 17 ans et son frère, refusant l’armistice et la défaite, embarquaient sur un chalutier le 19 juin 1940, comme 1500 à 2000 jeunes finistériens. Ainsi se constituait le noyau de la France libre, encore réduit à 4 000 hommes environ. Visités par De Gaulle à l’Olympia Hall de Londres les jeunes Français étaient impressionnés par la détermination du «  grand Charles » : «moi je suis la France, je ne cède sur rien car je n’ai pas les moyens de céder ».

 

La magnifique résistance française à Bir-Hakeim

 

 Bientôt un premier contingent, rassemblant fantassins, légionnaires marins et civils, avec 3 chars et quelques canons partait à la conquête de l’empire colonial en Afrique le 31 août et débarquait à Douala au Cameroun. Après un échec à Dakar, face à l’opposition des Vichystes, le ralliement de Félix Eboué gouverneur au Tchad était un premier signe de sursaut. La 1ère division de la France libre attaquait les Italiens en Erythrée et participait à la prise de Tobrouk. Les troupes françaises, renforcées par le bataillon d’infanterie de marine progressaient en Syrie au détriment des Vichystes, pendant que les Anglais prenaient le Liban. Les appétits anglais sur la région créaient des tensions, bientôt effacées par la magnifique résistance française à Bir-Hakeim en Libye, au milieu des mouches, du sable, du corned-beef à 45°, de la soif et des obus de l’Afrika Korps de Rommel.  La 1ère DFL permettait ainsi la victoire d’El Alamein et le sauvetage de l’Egypte et du pétrole irakien. En renfort dans le sud-tunisien les Français aidés de la furia des tirailleurs africains, chantant et dansant après la victoire, participaient à la déroute allemande aux côtés des américains.

 

Il fallut remplacer les Africains gelés

 

En Italie, Alexis Le Gall, toujours très discret sur ses faits d’armes, se souvenait du nuage rose sur la baie bleue de Naples, mais aussi des combats meurtriers dans les montagnes sous les ordres du maréchal Juin. La 1ère DFL participait ensuite au débarquement de Provence le 16 août 1944 et à la prise de Toulon, après des marches interminables sous la canicule, sac au dos. L’offensive vers le nord et les Vosges c’était renouer avec la pluie et le froid. Il fallut remplacer les Africains gelés par de jeunes Français inexpérimentés mais enthousiastes. Une première permission à Audierne est vite interrompue pour Alexis par l’élimination de la poche allemande de Royan puis de nouveaux combats très durs en Alsace. Blessé, il laissera la division terminer la guerre dans les Alpes italiennes.

Sous les applaudissements, Alexis Le Gall conclura sur cette épopée de la 1ère division de la France Libre, rappelant un propos de De Gaulle en 1946 « Ce qu’elle a su faire, c’est un des plus beaux morceaux de notre grande histoire. C’est pour toujours un défi lancé à ceux qui doutent de la France ».



08/01/2013
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