Jack Kerouac : un Breton d’Amérique, par Patricia Dagier et Hervé Quéméner le 22 octobre

Jack Kerouac : un Breton d’Amérique Jack Kerouac, le pape de la « beat génération », né à Lowell au Massachussetts en 1922, a été très tôt obsédé par la recherche de ses racines en Bretagne. Patricia Dagier et Hervé Quéméner, découvreurs de sa filiation, ont raconté le 22 octobre les origines de la famille Kerouac.

 

« Ti Jean, n’oublie jamais que tu es Breton ! » lui disait son père Léo Keroack venu du Québec à Lowell où naquit son fils en 1922. Jack est persuadé comme les membres de sa grande famille américaine de descendre d’un Maurice Le Bris de Kervoach, issu d’un marquis très riche de Lannilis. Quelques membres sont venus en France chercher le trésor espéré. Il viendra lui-même en France en 1957 puis en 1965, jusqu’à Brest où il rencontre Pierre Le Bris libraire, mais en vain. Jack meurt à 47 ans en 1969.

 

Urbain-François Le Bihan de Keroac

 

Patricia Dagier généalogiste commence ses recherches en 1999, à la demande de Clément Kerouac. Elle découvre l’existence d’un Urbain-François Le Bihan de Keroac, fils de François-Joachim Le Bihan de Keroac notaire à Huelgoat, propriétaire d’une maison rue des cieux et de terrains de valeur. Le « berceau de la famille est Keroac en Lanmeur. Urbain accusé de vol et de viol a dû fuir en Amérique en 1720. Il se marie en 1732 au Canada, mais sous un nom d’emprunt, « Maurice Le Bris de Kervach », et affuble ses trois fils également d’un faux nom. Il meurt en 1732 et la famille grandira au fil des générations dans la légende d’un ancêtre breton et noble. Hervé Quéméner campe le personnage de Jack, enfant francophone, adoré par sa mère Gabrielle Ange Lévesque et tapant ses premiers textes sur la machine à écrire de l’imprimerie paternelle. Il apprend l’anglais à l’école puis se fait recruter par l’université de Columbia à New-York surtout pour ses talents en football américain. Une fracture au tibia l’éloigne des stades et le rapproche du jazz et de l’underground. Entre premiers voyages, allers-retours à Lowell puis un engagement dans la marine marchande, Jack cherche sa voie d’écrivain. Il écrit son premier roman, lit Shakespeare et James Joyce. Il rencontre Allen Ginsberg et William Borrough et, entre alcool, drogue, prostitution et littérature, ils font naître la « beat génération ».

 

Sur la route

 

En 1947 Jack Kerouac se lance « sur la route » jusqu’à San Francisco puis Los Angeles. Il vit au jour le jour de petits boulots et de rencontres puis retourne à New-York avant un nouveau voyage en 1949 en Louisiane puis en Californie. Il tape « Sur la route » sous la forme d’un rouleau de papier, bientôt de 36 m. Il se retrouve fin 1950 au Mexique mais, dans cette existence chaotique, il ne trouve pas d’éditeur avant 1957. La publication par Viking Press en fera une œuvre majeure et la voix de la beat génération. Cette notoriété pèse sur Jack qui boit encore davantage vivant mal les critiques comme celle de Truman Capote : « It is not writing it’s typing », se fâchant avec ses amis et la gauche américaine. Il publie « Big Sur » en 1962 puis « Satori à Paris » en 1966, après sa quête de ses origines en Bretagne en 1965. Jack Kerouac se mariera 3 fois et aura une multitude de liaisons. Il refusera de reconnaître son enfant Janet Michelle décédée en 1996. Il meurt le 21 octobre 1969 à l’hôpital de saint-Petersburg, porteur d’un message littéraire et d’un message de société.



26/10/2012
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