UTL. Audubon, peintre animalier, présenté par Serge Le Duigou, le 23 mars 215

UTL. Audubon, peintre animalier, présenté par Serge Le Duigou, le 23 mars 215

Jean-Jacques Audubon, devenu John James Audubon, citoyen américain en 1812, a été présenté par Serge Le Duigou historien, aux adhérents de l’UTL, le 23 mars.

Aujourd’hui « Audubon » est le nom de plusieurs villes aux Etats-Unis et d’un sommet des Rocheuses. Audubon est devenu une véritable gloire pour les Américains. Son portrait est exposé à la Maison blanche et  un exemplaire original de « Birds of América » a été vendu 7 300 000 livres chez Sotheby’s à Londres.

Jean-Jacques est né à Saint-Domingue en 1785. C’est le fils bâtard de Jean Audubon, marin puis planteur et négrier, et de Jeanne Rabin sa maîtresse. Il arrive à Couëron à 3 ans. Il y est élevé par sa belle–mère, Anne Moynet, dans une « folie » nantaise « La Gerbetière » au bord de la Loire. Il est bientôt baptisé officiellement Jean-Jacques Fougère Audubon et se passionne pour les oiseaux des marais.

 

Citoyen américain

 

En 1803, son père lui obtient un faux passeport pour les Etats-Unis, afin qu’il échappe à la conscription napoléonienne. Chargé de la mise en valeur de Mill Grove en Pennsylvanie, il tombe amoureux de Lucy et surtout de la nature sauvage et de ses oiseaux qu’il observe, peint et parfois bague. Il rencontre Alexandre Wilson ornithologue américain et prend conscience de sa supériorité dans ses représentations d’oiseaux. Marié à Lucy Bakewell, il acquiert la citoyenneté américaine en 1812 puis part pour le Kentucky, au bord de l’Ohio. Il a maintenant deux filles et deux garçons mais, victime de sa passion, il fait faillite dans sa gestion d’un magasin. Ceci ne l’empêche pas de se perfectionner en ornithologie au contact de Charles Bonaparte. Il descend le Mississippi jusqu’à la Nouvelle-Orléans, explorant les bayous à la recherche de nouvelles espèces d’oiseaux. Il multiplie les dessins puis peint les oiseaux abattus dans des positions naturelles en les maintenant par des fils de fer.

 

« Birds of América »

 

John James cherche à éditer ses 435 planches réalisées en « double-éléphant-folio » (76 cm x 98 m). Après plusieurs échecs aux Etats-Unis, l’édition de « Birds of América » est réalisée, en souscription (200 souscripteurs), par Robert Havell and Son à Londres. Admiré en Angleterre il vient en France en 1828 et rencontre Cuvier. Après de nouvelles expéditions en Caroline, Floride puis au Labrador, il adjoint bientôt à son ouvrage « Les biographies ornithologiques » décrivant la vie de chaque espèce. Il est enfin reconnu aux Etats-Unis et achète une propriété sur l’Hudson dans une île.

En 1838, sont vendus 170 exemplaires de l’édition originale en quatre volumes. En 1842, John James publie une édition populaire de son œuvre puis en 1850 « Les quadrupèdes vivipares de l’Amérique du Nord ». Il meurt aveugle en 1851.

 

Selon Serge Le Duigou, une phrase résume la passion de John James Audubon : « Je n’ai jamais, un seul instant, cessé d’écouter les oiseaux ».

Aujourd’hui la « National Audubon Society » forte de ses 450 sections locales et de ses 860 000 membres défend sa mémoire et lutte pour la conservation et la restauration des écosystèmes naturels. Selon elle, 314 espèces d’oiseaux d’Amérique du Nord sont menacées par les changements climatiques. 



30/03/2015
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